"21. Et
ceux qui n'espèrent pas Nous rencontrer disent : «Si
seulement on avait fait descendre sur nous des Anges ou
si nous pouvions voir notre Seigneur ! » En effet, ils
se sont enflés d'orgueil en eux-mêmes, et ont dépassé
les limites de l'arrogance. |
Le Sublime Coran |
par Gary Miller
Raison et Certitude
On a presque tous été confronté à la curiosité spontanée
d'un enfant qui veut savoir telle ou telle chose et demande sans
cesse " pourquoi? ". Si vous mettez un couteau hors de
sa portée, il veut savoir, " pourquoi? " Quand vous
lui expliquez que c'est tranchant, il demande " pourquoi?
" Alors vous lui expliquez, "afin de couper des
fruits" et il demande, " pourquoi? " Et ainsi de
suite. Ceci illustre le dilemme de l'usage de la raison.
Ce que nous devons faire lorsque nous usons de notre raison afin d'établir une réalité, c'est d'abord de fixer des critères qui permettent de prouver cette réalité. Nous décidons pour nous-mêmes, de " ce qui sera satisfaisant de trouver de sorte que cela constitue pour moi une preuve finale? ". Nous devons d'abord décider sur les critères. Cependant, sur les questions vraiment importantes, les sujets philosophiques, on peut aboutir au point ou les conditions précédemment fixées sont satisfaites, ce qui constiturait la preuve du sujet examiné. Mais alors, on est parfois tenté de demander une preuve de la preuve.
Définition des critères
La clé pour éviter ce mécontentement sans fin est d'abord de déterminer et de fixer des critères objectifs relatif au sujet étudié: déterminer une liste de conditions nécessaires et suffisantes qui constituent la preuve, et alors seulement examiner le sujet en question. En particulier, j'appliquerai ce procédé au Qur'an.
Demandez à un chrétien pourquoi il est chrétien, et il répondra surement, "le miracle de la Résurrection". Un élément fondamental pour sa croyance étant qu' il y a environ deux mille ans un homme est mort et il a été réssuscité. C'est son miracle, sa "pierre de touche", parce que tout le reste en dépend. Demandez à un musulman, "bien, quel est votre miracle? Pourquoi êtes-vous musulman? où est votre miracle?" et le musulman peut aller saisir son miracle de l'étagère et vous le remettre. Parceque son miracle est toujours avec nous aujourd'hui. C'est le Qur'an; c'est sa "pierre de touche".
Signe de Dieu
Tous les prophètes ont eu leurs
signes: Moïse a eu la concurrence avec les magiciens et le
Pharaon, Jésus-Christ a guéri les malades et réssuscité les
morts et ainsi de suite; de même un Signe a été donné au
dernier des prophètes. Selon les musulmans, c'est le Qur'an. Et
ce Signe est toujours à notre disposition. Car après tout, s'il
n'y a plus de prophète après le dernier des prophètes Mohammed
(
),
alors il est tout à fait justifié de s'attendre à ce que
celui-ci apporte quelque chose qui s'adresse non seulement aux
premières générations mais aussi aux générations futures. Et
de ce fait, un musulman qui prend sa religion sérieusement ne
souffre aucun désavantage par rapport aux musulmans qui ont
vécu il y a quatorze siècles? Ces gens qui ont vécu au temps
du prophète n'ont pas eu accès à plus d'information que ce que
nous avons aujourd'hui. Ils avaient le Qur'an. C'était un Signe
pour eux. C'est toujours un Signe pour nous aujourd'hui, le même
miracle.
Dans cette perspective, testons le Qur'an. Supposez que je dise à quelqu'un: " je connais votre père." Il va probablement examiner mon affirmation et voir s' il est probable que j'aie rencontré son père. S' il n'est pas convaincu, il commencera par me poser des questions comme: " vous connaissez mon père, est-ce qu'il est grand? A-t-il les cheveux bouclés? porte-t-il des lunettes?" et ainsi de suite. Si je continue à lui donner des réponses correctes à toutes ses questions, alors il finira par être convaincu et dira : " eh bien, je dois admettre que vous connaissez certainement mon père comme vous le dites." Vous voyez la méthode.
La Théorie du Big-Bang
Ici nous avons un livre, le Qur'an, qui proclame que son Auteur est Celui qui était présent au commencement de l'Univers, au début de la Vie. Ainsi, nous avons le droit de nous adresser à cet Auteur et demander : " eh bien, indiquer nous quelque chose qui nous prouve que Vous Etiez là au Commencement de Tout".
"Ceux qui ont mécru, n'ont-ils pas vu que les cieux et la terre formaient une masse compacte ? Ensuite Nous les avons séparés et fait de l'eau toute chose vivante. Ne croiront-ils donc pas ?" (21:30).
Il y a trois points clés dans ce verset. Tout d'abord, l'appel est dirigé vers les incroyants et ce sont eux qui sont adressés pour constater le fait que les cieux et la terre formaient un seul tout pour être ensuite séparés. Et c'est également eux qui verraient que toute vie tire son origine de l'eau. Et en effet, la théorie universellement acceptée aujourd'hui quant à l'origine de l'univers est ce qu'on appelle la théorie du Big-Bang. Cette théorie confirme que les cieux et la terre formaient une seule entité, le 'monoblock'. Et à un moment donné, ce "monoblock" a explosé et continue à s'étendre. L'univers que nous avons aujourd'hui est le résultat de cette énorme explosion. C'est une découverte récente, une comfirmation récente. Le prix Nobel de physique a été attribué il y a seulement quelques années à ceux qui ont confirmé cette théorie.
Il y a seulement deux cents ans environ que Leeuwenhoek et d'autres ont inventé le microscope et ont découvert pour la première fois que les cellules vivantes se composent d'environ quatre-vingts pour cent d'eau. Ces lauréats du prix Nobel et le Néerlandais qui a inventé le microscope n'étaient pas des musulmans, et pourtant ils ont confirmé l'origine de l'univers comme formée d'une seule entité, et que toute vie est faite d'eau, juste comme le verset indique:
" Ceux qui ont mécru, n'ont-ils pas vu que les cieux et la terre formaient une masse compacte ? Ensuite Nous les avons séparés et fait de l'eau toute chose vivante..." (21:30).
Il semble que l'on a ici la réponse à la question que nous avions posée à l'auteur. " dites-moi quelque chose qui me montre que Vous Etiez présent quand l'univers a commencé, quand la vie a commencé?".
Prise de position
Chacun doit décider et faire un choix. Vous devez poser votre pied quelque part. Il est impossible de rester neutre à tout moment. Tout individu pensant doit prendre parti. Toute la question c'est de poser son pied au bon endroit. Puisqu'il n'y a rien qui consititue une preuve d'une preuve d'une preuve et ainsi de suite, afin de trouver le bon endroit ou mettre son pied, pour prendre parti, nous devons rechercher et trouver cet endroit par une méthode que j'espère illustrer ici.
C'est la question de trouver un point de convergence. Vous voyez, si nous recherchons la vérité à plusieurs endroits, nous commençons à connaitre la vérité si toutes nos différentes voies de recherche finissent par converger; elles tendent toutes vers un même point. Si nous examinons un livre, recherchant le signe d'origine divine, et que nous sommes menés à l'Islam, ceci est une voie. Si en même temps, nous examinons les mots de tous ceux qui sont appelés prophètes et que nous nous trouvons menés vers l'Islam, nous avons alors une base ferme pour notre croyance. Nous avons commencé à rechercher la vérité à deux endroits différents et nous sommes arrivé à la même destination. Personne ne prouve jamais tout. Nous devons nous arrêter à un certain point, lorsque nos critères sont satisfaits comme j'ai cité précédemment.
Le point est que, afin de prendre parti et être sûr que l'on a fait le bon choix, nous devons examiner toutes les indices autour de nous et voir où nous mènent-ils.
L'Expansion de l'univers
Laissez moi d'abord donner quelques signes du Qur'an, et on examinera ensuite quelques dires de prophètes pour trouver ce point de convergence.
Dans le chapitre cinquante et un, le verset quarante sept, il est mentionné que les cieux sont en expansion. Comme j'ai cité précédemment, ceci est en liaison avec la théorie du Big-Bang, et c'est en 1973 que le prix Nobel a été attribué à trois hommes qui confirmaient cela, qu'après tout, l'univers est bien en expansion. Les commentaires des musulmans au cours des siècles à propos de ce verset sont assez intéressants. Les plus sages parmi eux ont déclaré que le verset est très clairs, les cieux s'étendent, mais ils ne pouvaient pas imaginer comment il pouvait en être ainsi. Mais ils se contentaient de laisser les mots comme ils étaient et dire: "Dieu seul sait".
Signe de l'origine divine
Certains aimeraient à trouver tout un tas de choses dans le Qur'an. Mais une méthode honnête permettant l'examen de ce Livre, recherchant des indices de l'origine divine, est de prendre les choses à leur vraie valeur, et de rechercher les choses qui sont claires et regarder aux endroits où nous sommes invités à regarder. Rappelez-vous le passage que j'ai cité plus haut " Ceux qui ont mécru, n'ont-ils pas vu ...". Ceci est une expression courante dans le Qur'an: " 0 humanité, n'avez-vous pas vu ..." Il y a une invitation à examiner des preuves à ces endroits.
Chacun de nous est un expert en quelque chose. Il n'est pas nécessaire d'avoir un diplôme dans un domaine particulier pour dire " je veux savoir ce que dit le Qur'an dans mon domaine d'expertise." Nous savons tous quelque chose dont nous sommes certains, de notre expérience personnelle.
Faire usage et faire mention de mots
Pour ma part, j'ai un intérêt particulier dans les mathématiques et la logique. Il y a un verset dans le Qur'an qui énonce:
" Ceci est un Livre dont les versets sont parfaits en style et en sens, émanant d'un Sage, Parfaitement Connaisseur " (11:1)
Ce qui m'indique qu'il n'y a aucun mot superflu dans le Qur'an; que chaque verset est à la perfection. Il ne pourrait pas être sous une meilleure forme. On ne pourrait pas employer moins de mots pour indiquer la même chose, ou si on utilisait plus de mots on ne ferait qu'ajouter de l'information superflue. Ceci a dirigé mon attention à un sujet mathématique particulier, un sujet de logique, et j'ai examiné le Quran pour voir si je pouvais trouver quelque chose concernant ce que je savais.
Au cours des cent dernières années, une révolution s'est produite dans le domaine de la logique, principalement au regard de l'usage et de la mention des mots. Une structure de la logique a semblé être en danger de s'effondrer il y a environ cent ans parce qu'il est venu à l'attention des logiciens que la structure n'était pas tout à fait saine. Le problème résidait dans l'autoréférence, et l'utilisation et la mention des mots que j'expliquerai brièvement.
La loi d'Aristotle "du milieu exclu" affirmait que toute proposition est vraie ou fausse. Il y a environ cent ans, quelqu'un a soulevé que la loi du milieu exclu est une proposition et n'est donc pas une loi après tous. Elle pourrait aussi bien être fausse que vraie. Ce fut un noeud inextricable pour les logiciens jusqu'à ce qu'ils soient arrivé à comprendre la différence entre l'usage et la mention d'un mot. Quand nous utilisons un mot, nous considérons sa signification. Quand nous mentionnons un mot nous discutons du mot lui-même. Si je dis Toronto est une grande ville, je veux dire Toronto, cette place, est une grande ville. Si je dis Toronto a sept lettres, je parle du mot " Toronto ". Dans le premier cas j'ai utilisé le mot et dans le second j'ai mentionné le mot.
Vous voyez la distinction.
Jésus et Adam
Reliant cette idée à l'idée que le Qur'an se compose de versets qui sont parfaits et sont ensuite exposés pour nous, considérer le verset qui indique:
" Pour Allah, Jésus est comme Adam qu'Il créa de poussière, puis Il lui dit «Sois» : et il fut." (3:59).
Il est très clair que ce que nous avons dans ce verset est une équation. La suite de ce verset explique en quoi l'exemple de Jésus-Christ et d'Adam sont analogues. En particulier parce que tous deux sont venus au monde dans des circonstances peu communes, plutôt que par la voie habituelle de reproduction humaine. Mais ceci étant, j'ai voulu considéré l'utilisation et la mention de ces mots. Le sens des mots utilisés est assez clair. Jésus est comme Adam, par "Jésus" et "Adam", nous voulons dire ces deux hommes. Mais que peut-on dire de la mention des mots? L'Auteur étail-Il conscient du fait que si nous considérions les mots en tant que mots eux-mêmes, cette phrase peut se lire également que "Jésus" est d'une façon ou d'une autre comme "Adam". Mais ils n'ont pas la même orthographe, alors comment peuvent-ils être semblables dans cette Révélation? La seule réponse possible m'est venue assez rapidement à l'esprit et j'ai jeté un coup d'oeil à l'index du Qur'an.
L'index du Qur'an n'est disponible que depuis 1945. Ce livre (l'index) est le résultat d'années de travail effectué par un homme et ses étudiants qui ont assemblé un livre qui énumère chaque mot du Qur'an et où il se trouve dans le texte. Ainsi, quand nous recherchons le mot Issa (Jésus), nous le trouvons dans le Qur'an vingt-cinq fois. Quand nous recherchons Adam, nous le trouvons dans le Qur'an vingt-cinq fois. Les mentions de ces deux noms sont donc bien identiques dans ce Livre. Il y'a une égalité parfaite.
Ainsi, exploitant cette idée, j'ai continué à examiner l'index recherchant chaque cas où une proposition ressemblait à une équation, où l'on avait une affirmation que telle chose était semblable à telle autre. Et dans tous les cas, cela a fonctionné parfaitement. Vous avez par exemple un verset qui dit:
" ... Il est semblable à un chien qui halète si tu l'attaques, et qui halète aussi si tu le laisses. Tel est l'exemple des gens qui traitent de mensonges Nos signes" (7:176)
L'expression en arabe pour " le peuple qui rejette nos signes " apparait dans le Qur'an exactement cinq fois. De même le mot arabe pour " le chien " (Al-kalb) est mentionné cinq fois. Et il y a plusieurs autres exemples mettant en évidence cette propriété. Quelques mois après que j'aie trouvé ces exemples, un ami à moi a fait une suggestion qu'il y a également dans le Qur'an des versets où une chose est dite non semblable à une autre. Dès qu'il m'a mentionné ceci, nous sommes tous les deux allés chercher l'index. Après un examen rapide à plusieurs endroits où une chose est dite ne pas être comme une autre, on a compté chacune des occurrences dans le Qur'an.
Nous avons été étonnés de constater (peut-être n'aurions-nous pas dû l'être , après tout) que cette fois-ci les occurences ne sont pas égales. Cependant, une chose intéressante s'est produite. Par exemple, le Qur'an explique très clairement dans un verset que le 'commerce' n'est pas semblable à "l'usure". L'un des deux mots apparait six fois dans le texte et l'autre sept fois. Et il en est ainsi dans chaque autre cas. Quand une chose est dite non identique à une autre, les occurences des éléments comparés sont toujours inégales mais la différence entre les deux est constamment égale à un. Elle serait cinq pour l'un et quatre pour l'autre, ou sept pour l'un et huit pour l'autre.
Le Bon et le Mauvais
Il y a un verset intéressant qui, pour ma part, m'a parlé directement. Il mentionne deux mots en arabe, Al-khabeeth (le mauvais), et Al-taib (le bon). Le verset dit:
" Dis : «Le mauvais et le bon ne sont pas semblables, même si l'abondance du mal t'étonne. Soyez ainsi conscient de votre devoir à Allah, 0 hommes de compréhension, afin que vous réussissiez" (5:100)
J'ai examiné l'occurence de ces deux mots en arabe, le mal et le bien, et j'ai trouvé qu'ils apparaissaient tous les deux dans le Qur'an sept fois. Pourtant le verset indique qu'ils ne sont pas comparables. Je ne devrais pas m'attendre à trouver qu'ils apparaissent le même nombre de fois. Mais que dit le reste du verset?
" Dis : «Le mauvais et le bon ne sont pas semblables, même si l'abondance du mal t'étonne " et en effet j'ai été surpris du nombre d'occurences du 'mauvais'. Mais le verst continue: "Soyez ainsi conscient de votre devoir à Allah, 0 hommes de compréhension, afin que vous réussissiez."
Utilisez votre compréhension et vous réussirez. C'est ce que j'ai compris du verset. Eh bien, j'ai trouvé la réponse dans un verset un peu plus loin où il est énoncé:
" afin qu'Allah distingue le mauvais du bon, et qu'Il place les mauvais les uns sur les autres, pour en faire un amoncellement qu'Il jettera dans l'Enfer. Ceux-là sont les perdants." (8:37)
Voici la solution à la difficulté. Tandis que nous avons sept occurrences d'Al-khabeeth (le mauvais) et le même nombre d'occurrences d'Al-taib (le bon), selon le principe de ce verset, le mal est séparé du bien et il est empilé et entassé dans un seul tas. Nous ne les comptons donc pas en tant que sept instances séparées.
Occurrence des mots
Une difficulté favorite, ou supposée difficulté , que les critiques aiment à citer au sujet du Qur'an c'est que, pour eux, l'Auteur de ce livre était ignorant parce qu'il a invité les musulmans à suivre l'année lunaire au lieu de l'année solaire. Les critiques affirment que l'Auteur était ignorant de la différence qui existe entre les durées des années, car si l'on suit le calendrier lunaire, on perd onze jours chaque année. Toutefois, l'Auteur du Qur'an est bel et bien averti de la distinction entre la durée de l'année solaire et de l'année lunaire. Dans le chapitre dix-huit, le verset neuf mentionne trois cents années et donne leur équivalent comme trois cents années et neuf ans. Et en effet, trois cents années solaires est égal à trois-cent-neuf années lunaires. Revenons de nouveau à l'idée de l'occurrence des mots dans le Qur'an.
Le mot arabe pour mois, 'shahar', sera trouvé douze fois dans le Qur'an. Il y a douze mois dans l'année. Si nous trouvons douze mois, combien de jours devrions-nous nous attendre à trouver?
Le mot en arabe est 'yaum', et il se trouve que vous constaterez que le mot apparait exactement trois-cent-soixante-cinq fois dans le Qur'an. En fait, la question initiale qui m'avait conduit à la recherche de l'occurrence des mois et des jours, était cette distinction entre l'année solaire et l'année lunaire. Pour près de vingt-cinq siècles, on savait que les positions relatives du soleil, de la lune et de la terre coïncident tous les dix-neuf ans. Ceci a été découvert par un Grec du nom de Méton, et c'est ce qu'on appelle le cycle métonien. Sachant ceci, j'ai regardé encore à l'index pour le mot année, 'sanah', et j'ai constaté, assez sûrement, qu'il se trouve dans le Qur'an dix-neuf fois.
Équilibre parfait des mots
Mais que peut-on conclure de cet équilibre parfait des mots? Pour ma part, ceci montre que l'Auteur connaissait parfaitement la distinction entre l'usage des mots et la mention des mots, un point subtil en logique. Mais plus que cela, ceci indique la conservation de ce Livre. Après avoir donné une conférence au sujet du Qur'an, j'ai éffleuré certains de ces points et une des personnes du public m'a demandé: " comment savons-nous si nous avons toujours le Qur'an originel. Peut-être des fragments ont-ils été détruits ou d'autres ajoutés?" Je lui ai précisé que nous avions bien couvert ce point parce que cette propriété de l'équilibre parfait des mots dans le Qur'an, n'est apparue et n'est connue que dans cette génération, quiconque aurait détruit une partie du Livre, cachée une partie, ou ajoutée du texte était ignorant de ce code soigneusement caché dans le Livre. Ils auraient détruit cet équilibre parfait.
Il est intéressant de noter que, bien qu'une telle chose pourrait peut-être être possible d'organiser, grâce à l'utilisation d'un ordinateur, et de coordonner tous les mots de sorte que quelque pensée que vous pourriez avoir quant à une signification d'une phrase ou quelque équation que vous pourriez extraire d'une phrase, vous seriez en mesure de vérifier vous-même les occurences, afin que le livre aie toujours l'équilibre des mots.
Si c'était aujourd'hui possible, si c'eût été possible il y a quatorze siècles, pourquoi alors cela aurait-il été accompli parfaitement, et puis ensuite dissimulé de sorte que personne n'aie jamais fait allusion à cette qualité du texte, en particulier il n'est jamais apparu aux gens qui ont vu la première fois ce Livre? Pourquoi cette propriété serait-elle restée secrète avec l'espoir de l'auteur, qui eût caressé le projet qu'un jour (quelques siècles après) celle-ci serait peut-être découverte et constituerait une bonne surprise? C'est un argument qui n'a pas de sens.
La Meilleure Explication
Le Quran affirme qu'aucune question n'est adressée aux musulmans pour laquelle une bonne réponse n'a pas été donnée, et la meilleure explication produite. Ce verset indique:
" Ils ne t'apporteront aucune parabole, sans que Nous ne t'apportions la vérité avec la meilleure interprétation." (25:33)
Nous avons regardé encore une fois à l'index du Qur'an et nous avons constaté que le mot, 'qalu' (ils disent), apparaît trois-cent-trente-deux fois. Maintenant, quelle est la contre-partie de cette expression? Le mot arabe, 'qul', qui est la commande " dis " apparaît également trois-cent-trente-deux fois.
Origine du Qur'an
Une caractéristique intéressante du Qur'an est qu'il répond à ses critiques quant à son origine. Personne n'a encore proposé une suggestion relative à son origine qui n'est pas déjà enregistrée au sein du Livre lui-même, avec son contre-argument.
D'où vient ce Livre ? Ceux qui n'ont pas vraiment examiné le Qur'an l'ont habituellement écarté comme étant une collection de proverbes ou d'aphorisms, les paroles qu'un homme avait l'habitude d'annoncer de temps en temps. Ils ont imaginé qu'il y avait un individu qui, de temps en temps, pensait à quelques petites maximes pleines de sagesse et les ressortait autour de lui, et par la suite ces paroles ont été rassemblées et sont devenus le Qur'an.
Néanmoins, ceux qui lisent le Qur'an constatent qu'il ne ressemble en rien à cela. La collection des dires du prophète est regroupée dans ce qui est appelé les Hadiths. Mais tous les sujets et le contenu du Qur'an sont sous la forme de composition et d'explication. Je citerai comme exemple le chapitre Yusuf (Joseph), qui est une histoire entière dans le grand détail, qui expose un épisode particulier ou une partie de la vie d'un homme. C'est une composition.
Une histoire différente
Il y a ceux qui insistent sur le
fait que le Qur'an a été copié, qu'il provient de sources
chrétiennes et juives. En fait, un livre publié ces dernières
années, appelé "adorer le faux Dieu" affirmait, comme
si c'était un fait, qu'après que la première révélation du
Qur'an soit communiquée à Mohammad (
), son épouse est morte et il
a rapidement épousé une juive et une chrétienne, et c'est de
là qu' il a puisé le reste de ses sources pour écrire le
Qur'an. Les faits sont partiellement vrais. Il s'était écoulé
dix ans après la première révélation du Qur'an au moment où
son épouse fut décédée, et il s'était passé dix années
encore, lorsque le Qur'an fut pratiquement terminé, quand il
épousat une juive et une chrétienne.
A-t-il copié de sources juives et chrétiennes? Dans le Qur'an, le souverain d'Egypte qui s'est opposé à Moïse est appelé Fir'aun, et non pas Pharaon. Les juifs et les chrétiens ont toujours dit " Pharaon ". Il est facile pour un arabe de dire " Pharaon ". Mais dans le Qur'an, c'est Fir'aun, avec un " n ". pourquoi? Sûrement les juifs et les chrétiens qui entouraient la communauté musulmane à l'époque ont dû les avoir taquinés à ce sujet et avoir dit: " Vous n'avez pas le bon mot. C'est " Pharaon " et pas Fir'aun." Mais ils ont insisté et continué avec le mot 'Fir'aun' dans le Qur'an. Il se trouve que d'après les écrits d'Hérodote, l'historien grec, écrits qui existent à ce jour, les commentaires d'Hérodote sur le souverain d'Egypte à son époque fait apparaitre le titre de Fir'aun. Le Livre a-t-il été copié de sources chrétiennes?
Le Qur'an insiste sur le fait que Jésus n'a pas été crucifié, que c'était seulement une illusion, mais que les juifs qui ont pensé l'avoir crucifié ont été leurrés. Les chrétiens n'auraient en aucun cas approuvé cette théorie. En fait, l'idée que Jésus n'a pas été vraiment crucifié est vraiment très ancienne et remonte au premier siècle. Mais au cours des deux premiers siècles, on a éliminé les chrétiens qui tenaient cette croyance, les considérant comme hérétiques, et il n'y a aucune trace de cette doctrine autour de la péninsule arabe il y a quatorze siècles.
L'auteur du Qur'an pourrait-il avoir copié de sources chrétiennes quand il dit que Jésus a parlé à l'homme étant bébé (3:46) et à un âge plus avancé? Le mot arabe utilisé indique qu'il prêchait toujours à sa quarantaine. Les chrétiens ont toujours maintenu que Jésus n'était plus présent à trente-trois ans. Ceci montre qu'il ne pouvait y avoir d'acte de copie. Au regard de ces exemples et bien d'autres, un homme devrait être têtu pour insister que le Qur'an est inspiré de la Bible ou de la Torah.
Purification du temple
Examinons maintenant les mots de certains prophètes eux-mêmes. Ce sont là des indices externes qui mènent à l'Islam. Dans les Ecritures Sacrées perses, qui ont existé pendant des milliers d'années, nous pouvons lire:
" Quand les Perses descendront tellement bas dans la moralité, un homme naîtra en Arabie dont les disciples renverseront leur trône, leur religion et toutes les fausses croyances. Les puissants seront maîtrisés. Le temple qui a été construit et où beaucoup d'idoles ont été placées sera purgé de toutes les idoles et les gens feront leurs prières lui faisant face. Ses disciples captureront les villes de Farsi, d'Entaus et de Balkh, et d'autres grands endroits aux environs. Les gens se mêleront les uns aux autres. Les hommes sages de Perse et d'autres se joindront à ses disciples." (Dassatire no.14).
Les musulmans font très vite le
lien parce que la Ka'abah, le bâtiment (qui se trouve à la
Mecque) en forme de cube vers lequel tous les musulmans se
tournent dans leurs prières quotidiennes, a été pendant un
temps rempli d'idoles et une partie de la mission de Mohammad (
), était
de purger la Ka'abah des idoles. Les idoles ont été détruites
et le temple est resté pure depuis. Ce fut après la mort du
prophète, que les hommes sages de Perse et d'autres ont
effectivement joint les disciples de Mohammed (
), les
musulmans.
Un prophète comme Moïse
Dans la Bible, chapitre dix-huit du Deutéronome, nous avons les mots de Moïse qui annonce que Dieu lui a révélé qu'il ferait naitre un prophète, parmi les frères des Israelites, qui lui ressemble (à Moïse).
"Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai" (18:18 Deutéronome)
Les chrétiens souhaitent appliquer cette prophécie à Jésus. Il leur est difficile d'admettre, cependant, que Jésus n'est pas du tout comme Moïse. Jésus n'a eu aucun père, aucune épouse, pas d'enfants; il n'est pas mort à un âge avancé, et il n'a pas mené une nation. Toutes ces choses que Moïse a eues ou faites. Mais ils disent, de toute façon, Jésus retournera; et il retournera victorieux, ainsi il sera plus comme Moïse. S'attendent-ils vraiment lorsqu'il reviendra qu'il prendra un père et une femme et aura des enfants et puis mourra à un âge avancé? Je ne le crois pas.
De plus , Jésus était un Israélite. Le passage en question indique que ce prophète serait élevé parmi les frères des Israélites, pas des Israélites eux-mêmes. Dans le troisième chapitre des Actes, le disciple Pierre parle à une foule et explique que Jésus est au Ciel. Il restera au Ciel et il ne peut retourner que lorsque toutes les choses qui ont été promises par Dieu viendront à passer. Et que dit-il à la foule à propos de ces choses attendues? Il cite cette même prophétie de Moïse
"Moïse a dit: Le Seigneur votre Dieu suscitera d'entre vos frères un prophète comme moi, vous l'écouterez dans tout ce qu'il vous dira..." (3:22 Actes)
Le point est très clair. Les chrétiens aiment à appliquer ces versets à la personne de Jésus. Mais lu soigneusement, le chapitre trois, ce qu'il indique c'est que Jésus attend son retour. Il ne peut pas retourner jusqu' à l'accomplissement de cette prophétie: un autre prophète doit venir.
Jésus lui-même a parlé de cette prophétie, ses mots ont à peine survécu dans la Bible, mais ils ont survécu . Jésus a annoncé que Dieu enverrai un autre " Paraclet ".
Paraclet
Il y a eu beaucoup de controverse quant à la signification de ce mot "Paraclet". Laissons de côté cette discussion pour l'instant. Que-est ce qu'un " Paraclet "? Peu importe. La première Epître de Jean montre que Jésus était un "Paraclet". Il s'appelle un " Paraclet " et nous avons Jésus promettre qu'un autre " Paraclet " sera envoyé. En français, nous perdons un peu du sens en utilisant le mot "autre" parce qu'il est ambigu. Si la voiture de quelqu'un est en panne, et que c'est une Toyota, et que je lui dis, " Je vais te prendre une autre voiture", peut-être je voulais dire, " Je vais chercher une autre Toyota" ou peut-être je voulais dire, " oublie Toyota, c'est pas bon; je vais prendre une Datsun." C'est un mot ambigu. Mais les Grecs, eux, faisaient la nuance. Quand ils voulaient dire "autre" de la même sorte, ils disaient "aloès". Quand ils voulaient dire "autre" d'une sorte différente, ils disaient "heteroès".
Le point important ici est, quand Jésus, qui était lui-même un Paraclet, a dit : "Dieu vous enverra un autre Paraclet", il a utilisé le mot aloès, pas heteroès. Les chrétiens veulent affirmer que cet autre "Paraclet" qui a été envoyé, était différent de Jésus. Ce n'était pas un homme, c'était un Esprit. Pourtant Jésus a dit : " Dieu vous enverra un autre comme moi, un autre homme."
Les musulmans croient que Mohammad
(
)
fut l'accomplissement de cette prophétie faite par Jésus.
Disciples de Jésus
Supposez que quelqu'un ait vécu il y'a deux mille ans et observé Jésus , puis il a ensuite quitté cette planète, ou bien il a été endormi pendant deux mille ans, et s'est réveillé aujourd'hui, recherchant les disciples de Jésus, que trouverait-il? Qui reconnaîtrait-il? Les Chrétiens?
Je conclus avec juste cette matière à réflexion: la Bible indique très clairement que Jésus avait l'habitude de jeûner. Les chrétiens jeûnent-ils? Les musulmans jeûnent; c'est un mois obligatoire chaque année (le ramadan). La Bible indique que Jésus priait en posant son front sur la terre. Les chrétiens prient-ils de cette manière? Les musulmans le font. C'est une caractéristique de leur prière et personne sur terre n'est probablement ignorant de ce fait.
Selon Jésus, il a encouragé ses disciples de se saluer les uns les autres avec l'expression, " que la paix soit avec vous." Les chrétiens font-ils cela? Les musulmans le font, universellement, qu'ils parlent arabe ou pas. Leur salutation est Assalamou'alaikoum (que la paix soit avec vous).
Le frère de Jésus dans le livre de James, a déclaré qu'aucun homme ne devrait dire qu'il est sur le point de faire quelque chose, ou révéler ses plans pour les jours à venir sans ajouter l'expression " si Dieu le veut." Ne dites pas que " j'irai ici ou là, ferai ceci ou cela " sans ajouter l'expression " si Dieu le veut". Les chrétiens font-ils cela? Les musulmans le font, qu'ils parlent arabe ou pas. Si un musulman annonce son intention d'aller au centre ville faire des courses par exemple, il ajoutera, Insha-Allah, ce qui signifie en arabe: "si Dieu le veut".
Ceux-ci concluent mes pensées à
ce sujet. Qu' Allah nous guide toujours plus près de la
Vérité.